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Guide DSI · mis à jour le 20 octobre 2026

Fins de support informatiques : surveiller, évaluer, décider.

Matériel, BIOS, processeur, système, logiciels : chaque couche d'un poste de travail a sa propre date de fin de support. Ce guide explique comment les suivre et mesurer le risque de chaque machine, puis détaille le cas de 2026, l'expiration des certificats Secure Boot, constructeur par constructeur.

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Comprendre

Pourquoi une DSI doit surveiller les fins de support

L'enjeu

Chaque équipement informatique a une durée de vie programmée, mais pas une seule. Le fabricant arrête de vendre le modèle, puis de fournir des pièces, puis de publier des mises à jour de son micrologiciel. L'éditeur du système d'exploitation fixe ses propres dates, les éditeurs de logiciels aussi.

Ces dates ne tombent jamais en même temps. Une machine peut avoir un Windows à jour sur un BIOS abandonné, ou un matériel solide sur un système en fin de vie. Le risque d'un poste se mesure à sa couche la plus faible. Les suivre, c'est éviter deux erreurs coûteuses : garder trop longtemps des machines devenues vulnérables, et remplacer trop tôt des machines encore sûres.

Sécurité

Une faille sans correctif reste ouverte pour toujours. Les attaques de démarrage (bootkits) visent justement les machines dont le firmware n'évolue plus.

Conformité

Assurer la sécurité des données traitées est une obligation (RGPD). Un parc non maintenu est difficile à défendre lors d'un audit ou d'un incident.

Budget et valeur

Un poste couvert se reconditionne et se revend. Le même poste, une fois abandonné par son fabricant, ne vaut plus que ses pièces.

Nuance

Le risque dépend de l'usage : parc professionnel ou seconde vie chez un particulier

Une fin de support ne pèse pas le même poids partout. Dans un parc d'entreprise, elle peut représenter un risque non négligeable. Pour un matériel en fin de vie revendu à un particulier, le risque est nettement plus faible.

Risque non négligeable

Dans le parc d'une entreprise

  • Le poste donne accès au réseau, à la messagerie et aux applications métier : une machine compromise ouvre la porte au reste du système d'information.
  • Il contient ou manipule des données clients, RH ou financières, avec une obligation de sécurité (RGPD).
  • Les entreprises sont des cibles recherchées, y compris pour des attaques sophistiquées comme les bootkits.
  • Un poste non maintenu est difficile à justifier après un incident ou lors d'un audit.
Risque plus faible

En seconde vie, sur le marché particulier

  • Plus de réseau d'entreprise à protéger ni de données sensibles à exposer : l'enjeu se limite à l'usage personnel.
  • Les attaques ciblant le démarrage visent rarement un ordinateur domestique isolé.
  • Une fin de support matériel (pièces, garantie, BIOS) n'empêche pas un usage quotidien sûr si le système reste à jour.
  • Deux conditions : un système encore maintenu (Windows 11 si le processeur le permet, ESU grand public jusqu'en octobre 2027, ou un système alternatif), et des données d'origine effacées avec une méthode attestée.
Ce que permettent le marché secondaire et le réemploi

Sortir un PC du parc pro ne veut pas dire le jeter.

Le marché secondaire et les filières de réemploi permettent de dissocier les deux décisions : la DSI retire la machine de son parc pour raison de sécurité, et la machine poursuit sa vie là où ce risque est faible. Après effacement attesté et reconditionnement, elle repart chez un particulier, une association ou un établissement scolaire, au lieu de finir au recyclage. L'entreprise sécurise son parc, valorise ses équipements et prolonge leur durée de vie.

Les 5 couches

Matériel, firmware, processeur, système, logiciels : cinq fins de support

Un poste de travail empile cinq couches, chacune avec son responsable et son calendrier. Cliquez sur une couche pour voir ce qui s'arrête, le risque et où trouver l'information.

Méthode

Évaluer le risque en quatre étapes

La même démarche vaut pour tout le parc, du portable au serveur.

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    Inventorier

    Référence exacte de chaque machine (modèle, format, type machine), version du BIOS, système et logiciels installés.

  2. 2

    Dater chaque couche

    Pour chaque modèle, relever les cinq dates : pièces, firmware, processeur, système, logiciels. Les sources sont publiques.

  3. 3

    Évaluer

    La couche la plus faible fixe le niveau de risque. Le pondérer par l'exposition : poste nomade, données sensibles, accès à distance.

  4. 4

    Décider

    Mettre à jour, isoler, remplacer ou céder en réemploi. Une machine couverte mais pas à jour se corrige ; une machine abandonnée se remplace.

Cas concret 2026

Secure Boot : quand la couche firmware décide de tout

En 2026, les certificats qui sécurisent le démarrage de Windows expirent. C'est l'exemple type d'une fin de support qui ne dépend ni de l'âge du PC ni de Windows, mais du fabricant.

Le problème, sans jargon
  1. Au démarrage, un « videur » contrôle tout. Le Secure Boot vérifie que chaque programme qui se lance avant Windows est signé par une autorité de confiance. C'est lui qui bloque les virus de démarrage.
  2. Ses badges de 2011 expirent en 2026. Les certificats Microsoft qui servent de référence arrivent à échéance entre juin et octobre 2026. Des badges 2023 les remplacent.
  3. Les nouveaux badges passent par le fabricant. Pour être installés durablement, ils doivent être inscrits dans le BIOS. Seul le fabricant (HP, Dell, Lenovo) peut publier ce BIOS.
  4. Sans eux, le PC démarre mais n'est plus protégé. Il fonctionne normalement, mais ne reçoit plus les correctifs de sécurité du démarrage. Une porte reste ouverte, et elle s'élargit avec le temps.
À retenir

Ce n'est pas l'âge du PC qui compte, c'est son BIOS.

Un PC de 2019 couvert par son fabricant reste sûr et réemployable. Un PC de 2018 peut l'être ou non selon la marque, parfois selon le format. La question à poser : le fabricant a-t-il publié un BIOS avec les certificats 2023 pour ce modèle ?

Règle du pouce

Qui est couvert, par année de sortie

CouvertSelon le modèlePas de BIOS 2023

Exemples de référence : Dell Latitude 7490 (2018) non couvert, Latitude 7400 (2019) couvert. HP EliteBook 840 G5 (2018) non, 840 G6 (2019) oui. Lenovo ThinkPad T470 (2017) non, T480 (2018) oui.

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Le détail technique

Calendrier et constructeurs, sources à l'appui

Calendrier

Calendrier 2026 : fin de Windows 10 et expiration des certificats Secure Boot

La fin de Windows 10 se règle par abonnement ou migration. L'expiration des certificats Secure Boot dépend du constructeur. Cliquez sur une échéance.

HP

HP : la liste Secure Boot fait office de liste blanche

Couverts : les PC pro sortis à partir de 2019 et une partie de 2018. Le reste de 2018 et tout 2017 sont en fin de vie (EOSL), sans BIOS.

Modèle HPBIOS minimumStatut
Le piège du format

Même génération, verdict différent

L'EliteDesk 800 G4 est couvert en mini PC (DM), pas en SFF ni en tour. Même chose pour le ProDesk 600 G4. Inventoriez le nom complet, format compris.

Conditions HP : Windows 11 ou Windows 10 IoT LTSC, processeur compatible Windows 11. Pour un modèle EOSL, HP propose seulement une procédure manuelle « en l'état ».

Dell

Dell : pas de BIOS 2023 avant 2019

Dell publie le BIOS 2023 pour les plateformes dont la fin de service tombe après le 31/12/2025. Tout système livré avant 2020, ou listé hors périmètre, n'aura pas de BIOS avec les nouveaux certificats.

Modèle DellSortieBIOS minimumStatut
Le piège Dell

Ne pas réinitialiser le BIOS d'un modèle hors périmètre

Sur un Dell non couvert, Windows Update peut quand même installer les certificats 2023 dans la base active. Mais le BIOS ne sait pas les restaurer : une remise aux réglages d'usine, ou le mode « Expert Key », les efface et revient aux certificats 2011.

Pour un reconditionneur, c'est un point de procédure : sur ces modèles, pas de reset des clés Secure Boot après passage sous Windows Update.

Dell livre depuis fin 2024 ses nouvelles plateformes avec les deux jeux de certificats (2011 et 2023), et depuis fin 2025 toutes celles qui sortent d'usine. Sources : KB 000347876 (451 plateformes couvertes), KB 000378734 (hors périmètre), FAQ Dell.

Lenovo

Lenovo : couverture plus large, horizon qui se rapproche

Lenovo a livré le BIOS 2023 à des ThinkPad 2018 déjà en fin de support développement. La coupure se fait au millésime 2017.

Plus aucun BIOS à venirSupport développement actifAujourd'hui

Date de fin de support PSREF par modèle. Déduction sur 15 modèles : ceux dont la date est passée portent le bandeau « End of Development Support », aucun des autres.

AMD

AMD : « No fix planned » n'est pas une fin de vie

Deux bulletins 2026 marquent des séries Ryzen sans correctif, récentes comprises, car la correction est matérielle. Choisissez une série.

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Les outils

Décider, vérifier, agir

Décision

Grille de décision pour un parc

Marque et année de sortie suffisent pour la plupart des machines. Déduction à confirmer modèle par modèle pour 2018.

Marque
Année de sortie
Outil

Ce modèle reçoit-il les certificats 2023 ?

Recherche dans les listes officielles HP (278 plateformes), Dell (451 plateformes couvertes, 216 hors périmètre) et Lenovo (486 lignes). Tapez un modèle ou un type machine Lenovo, les 4 caractères de l'étiquette (20L5…).

Essayer :
Plan d'action

Cinq gestes pour la DSI

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Notre lecture chez Revalo

Le support BIOS devient un critère de reprise

Un modèle couvert, BIOS à jour, se reconditionne et repart en usage professionnel. Un modèle abandonné par son constructeur sort du parc professionnel, mais peut repartir chez un particulier, où le risque est bien plus faible. À défaut, il part en pièces ou en recyclage, avec un effacement toujours tracé et attesté.

Pour les entreprises soumises à la CSRD, prolonger un parc couvert est une décision de sécurité défendable. Revalo peut inventorier votre parc, le classer selon cette grille et reprendre les postes réemployables.

Questions fréquentes

FAQ : fins de support et certificats Secure Boot

Qu'est-ce qu'une fin de support informatique ?

C'est la date à partir de laquelle un fabricant ou un éditeur cesse de fournir un service pour un produit : pièces, mises à jour du firmware, correctifs du système ou du logiciel. Un même ordinateur en a plusieurs, une par couche (matériel, firmware, processeur, système, logiciels).

Un PC en fin de support doit-il être remplacé ?

Pas forcément. Tout dépend de la couche concernée. La fin de vente ou de garantie n'a pas d'effet sur la sécurité. La fin des mises à jour du BIOS ou du système, en revanche, laisse des failles ouvertes et justifie de sortir la machine du parc.

Que se passe-t-il quand les certificats Secure Boot 2011 expirent ?

Le PC continue de démarrer. Mais sans les certificats 2023, il ne reçoit plus les mises à jour de sécurité de la chaîne de démarrage (gestionnaire de démarrage Windows, listes de révocation). Il devient progressivement moins protégé contre les bootkits.

Comment savoir si mon modèle reçoit les certificats 2023 ?

HP, Dell et Lenovo publient chacun la liste des modèles couverts avec la version de BIOS minimum. L'outil de vérification de cette page les reprend : tapez le nom du modèle ou son type machine.

Que faire des PC qui ne sont plus couverts ?

Les sortir en priorité du parc professionnel, où ils représentent un risque non négligeable. Ils ne sont pas pour autant bons à jeter : reconditionnés pour un particulier, avec un système maintenu et des données effacées avec une méthode attestée, ils présentent un risque nettement plus faible. Les PC encore couverts peuvent, eux, rester en usage professionnel après mise à jour du BIOS.

Un PC en fin de support est-il risqué pour un particulier ?

Beaucoup moins que dans une entreprise : pas de réseau ni de données sensibles à protéger, et les attaques de démarrage visent rarement un ordinateur domestique. La condition est que le système d'exploitation reste à jour (Windows 11 si compatible, ESU grand public jusqu'en octobre 2027, ou un système alternatif).

Sources

Pages consultées le 20/10/2026. Dates Lenovo relevées sur les 30 premières références de chaque fiche PSREF (sauf deux T490 au 29/05/2026). Les lectures et la grille sont des déductions, pas des engagements des constructeurs. Intel n'est pas couvert.

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Votre parc compte des postes en fin de support ?

Nous vous aidons à identifier les machines encore réemployables, à sortir celles qui ne sont plus couvertes avec un effacement certifié, et à valoriser chaque appareil par la reprise et le reconditionnement.

Revalo · réemploi des équipements numériques professionnels. Document informatif, à vérifier sur les pages constructeurs avant toute décision.